Forêt des Landes de Gascogne, aux environs de Belin-Béliet (33). Photo personnelle. Licence CC BY-NC-SA 3.0 FR

“Douce lumière”. Bonne année 2016 !

Je crois bien n’avoir, pour la première fois l’année dernière, pas posté de voeux ici. Les événements, tant extérieurs que personnels, se seront chargés, dans la même semaine de début janvier, de rationaliser a posteriori cet acte manqué.

Je compte donc sur ce billet pour iriser en espoirs de nuances la figure rougie et l’éclat acéré de 2015, et la muer en une année 2016 qui nous permette de construire des temps ensemblistes, teintés d’horizons diaprés et d’assemblages réconfortants. Je vous souhaite à tous une belle année 2016, de douceur et de lumière !

“ The pursuit of perfection, then, is the pursuit of sweetness and light. […] Culture looks beyond machinery, culture hates hatred; culture has but one great passion, the passion for sweetness and light.”
Matthew Arrow (Culture and Anarchy, Chapter 1: Sweetness and Light)

Forêt des Landes de Gascogne, aux environs de Belin-Béliet (33). Photo personnelle. Licence CC BY-NC-SA 3.0 FR
Forêt des Landes de Gascogne, aux environs de Belin-Béliet (33). Photo personnelle. Licence CC BY-NC-SA 3.0 FR

On oublie parfois que Michel-Ange fut aussi poète. En 1532, à 57 ans, il rencontre et tombe amoureux de Tommaso Dei Cavalieri, jeune noble romain. Touché, au-delà de tout autre, par le talent et la beauté de cet élève, inspirateur et mentor, qu’il qualifia de « lumière de notre siècle », le maître florentin lui consacra les dernières années de sa vie. Sur les 300 poèmes qu’il a écrits, une trentaine lui sont dédiés.

Forêt des Landes de Gascogne, à Belin-Béliet (33). Photo personnelle. Licence CC BY-NC-SA 3.0 FR
Forêt des Landes de Gascogne, à Belin-Béliet (33). Photo personnelle. Licence CC BY-NC-SA 3.0 FR

Je vois par vos yeux une douce lumière


“ Je vois par vos beaux yeux une douce lumière
que par les miens, aveugles, je ne saurais voir ;
je porte avec vos pieds un fardeau sur l’échine
que les miens claudicants, n’auraient jamais souffert ;


Je vole avec vos ailes, moi qui suis sans plumes,

par votre esprit sans cesse entraîné dans le ciel ;
je suis à votre gré ou livide ou vermeil,
transi dans le soleil ou chaud par froide brume.

Mon désir ne réside qu’en votre vouloir,

mes pensées ne se forgent que dans votre coeur,
mes paroles ne naissent que de votre souffle.

Je ressemble à ce qu’est, d’elle-même, la lune

dont nos yeux ne sauraient découvrir dans le ciel
qu’une portion: celle qu’embrase le soleil.”

Michel-Ange (Sonnet à Tommaso Cavalieri)

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